ATELIERS PRATIQUES 

 DE PSYCHANALYSE 

 SOCIALE 

Les journées de travail proposées par l'APPS sont faites par des praticiens venus de différents champs sociaux et professionnels. C'est à partir de leurs expériences que les contenus de formations sont élaborés. Ces dernières s'effectuent sous formes d'exposés dans un contexte participatif où les débats sont orientés par l'expression libre.Toute vie sociale est transférentielle et l'outil du transfert social sera manié et interrogé par une analyse des contradictions de vie dans des perspectives concrètes.

Les journées de travail APPS se tiennent en 2021 à L'Élan Retrouvé 23 rue de la Rochefoucauld 75009 Paris.

Les dates seront communiquées ultérieurement.

Pour chaque journée :
Tarifs des inscription : 30 euros / étudiants 15 euros / gratuit pour membres et adhérents



 

Journée de Travail le mercredi 23 juin de 10h à 16h

« Questions autour d’Antonin Artaud »

 

Antonin Artaud (1896 - 1948) pose classiquement les rapports de l’art et de la création à la folie.
Il représente classiquement le rapport à l’éloge de la création dans la maladie mentale, maladie mentale qui s’appelle aussi bien « le sujet « pour la psychiatrie, pour la psychanalyse classique, pour la culture.

Notre base est autre : « Il n’y a pas de maladie mentale mais une problématique du social qui se transfère dans le mental », conséquence de partir dans l’analyse transférentielle de la base de la vie sociale et de ses contradictions vivantes.

Cela implique de considérer ce qui est appelé la folie ou le délire dans le cadre des rapports sociaux produits par un ordre social et politique.

Outre la valorisation souvent ambigüe de sa création artistique dans la folie,  Artaud a la figure de celui, qui dans ce contexte des hospitalisations psychiatriques durant la période de l’occupation nazie,  fait preuve de protestation, de juste protestation contre la privation de la vie, dénonçant la vie salopée.
Loin de considérer la folie comme un déficit, déficit de connexions synaptiques dans le cerveau ou défaut d’accès rédhibitoire au Symbolique lacanien, nous la considérons en reprenant la formulation du psychiatre Lucien Bonaffé comme «  juste protestation de l’esprit contre une injuste contrainte »

Nous sommes confrontés aujourd’hui encore plus qu’hier à l’abrutissement : la folie du bon sens, du sens commun et de son insensibilité pour ne pas dire son imbécilité. Loin de la phraséologie philosophique ou psychanalytique, nous essaierons plutôt que de faire l’éloge infatué du Savoir, considérer qu’Antonin Artaud nous apprend concrètement à sortir de cette vie abrutie. Cela rejoint pleinement le mot de Brecht dans sa « Vie de Galilée » : si seulement nous étions moins bêtes !

Il s’agira donc dans cette journée de poser des questions en se souvenant de la recommandation de Marx : « La réponse se doit d’être la critique de la question elle-même. On ne peut résoudre aucune équation si les éléments de sa solution ne sont pas incluses dans ses données ».

Nous mettrons à l’épreuve notre schéma de connexions MIC, mot-image-corps dans son rapport à la privation du fait du besoin de l’échange avec d’autres humains, en lisant des extraits de l’œuvre d’Artaud.
 Nous pourrons trouver une autre logique que celles des représentations ou du sacro-saint discours     qui serait confiné aux mots : un discours cela court, cela est connecté au corps et à la matérialité du langage qui fait miroir.
 
Public : Ouvert à tout public intéressé par les questions soulevées par la psychanalyse sociale et les rapports humains.